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4 questions à Patrice Haltebourg, Président du GEIQ BTP Lorraine

Le GEIQ BTP LORRAINE, créé en janvier 2013, est l’unique GEIQ de Lorraine. Le projet de création, porté dès le départ par Patrice Haltebourg en partenariat avec ALEMPLOI, a été initié par la Fédération du Bâtiment de Lorraine et la Fédération des Travaux Publics de Lorraine. Alemploi assure pour sa part tout le back-office : paie, facturation entreprise et OPCA, contrats, comptabilité, support juridique et met à disposition des outils de communication.

Patrice Haltebourg, vous êtes le Président du GEIQ BTP Lorraine et le Président de la FRTP Lorraine. Dans quel contexte le GEIQ BTP Lorraine a-t-il vu le jour ?

Patrice Haltebourg : Le GEIQ a été créé pour répondre à la volonté des entreprises lorraines du BTP de s’investir dans l’insertion durable des demandeurs d’emploi sans qualification du territoire, pour satisfaire d’une part leurs besoins en main d’œuvre qualifiée dans les années à venir et d’autre part aux clauses sociales sur les marchés publics. Cette réflexion datait d’avant la crise de 2008. À cette époque le secteur du BTP était en déficit flagrant de compétences pour couvrir ses besoins de recrutement. Ce marché porteur s’est ensuite inversé, mais nous avons souhaité maintenir ce beau projet, qui était de faire de l’insertion qualifiante et de transformer les clauses d’insertion en une opportunité pour nos entreprises plutôt qu’en une contrainte. Nous sommes persuadés que cette approche de l’emploi-formation-insertion est la solution gagnante pour nos entreprises comme pour les demandeurs d’emplois.

Quel a été l’apport d’Alemploi lors de la création du GEIQ ?

P.H. : C’est à l’occasion d’opérations en Alsace que nous avons rencontré Alemploi, sur de gros chantiers comme le tram de Strasbourg et le tram de Mulhouse. Je connaissais par ailleurs Alemploi de réputation. Nous avons fait appel à l’expertise de son Directeur Général, Thomas Loch, pour mener une étude de faisabilité/action sur l’opportunité de créer un GEIQ BTP en Lorraine. Une fois la décision prise de créer cette structure en Lorraine, s’est posée la question de la gouvernance, que nous avons souhaité baser en Lorraine. J’ai pris la Présidence du GEIQ tout naturellement, le projet ayant été porté entre autres par la FRTP.

Comment fonctionne le GEIQ aujourd’hui ?

P.H. : Nous avons recruté deux permanentes qui ont  été formées par Thomas Loch.  Sandrine Poncet est la Directrice du GEIQ ;  Loren Collin est chargée de mission.  Alemploi assure pour sa part tout le back-office : paie, facturation entreprise et OPCA, contrats, comptabilité, support juridique et met  à disposition des outils de communication. Thomas Loch fournit également une prestation de conseil en stratégie et en animation mensuelle  de notre bureau.

Quel bilan tirez-vous de ces 3 premières années d’activité du GEIQ BTP Lorraine ?

P.H. : Le bilan est assurément positif compte-tenu de la conjoncture basse que nous traversons.  Le GEIQ  fédère aujourd’hui une vingtaine d’entreprises utilisatrices avec des références comme Soprema, Colas, Spie Est, Vinci, Eiffage Construction.Le taux de sortie positive des salariés placés est en moyenne de 50% depuis le démarrage. Depuis janvier 2015, le GEIQ a mis en place une vingtaine de parcours, et accompagné 34 salariés. Il a donc bien rempli  sa mission de service aux entreprises pour leur permettre d’embaucher leurs compétences de demain et mettre en œuvre des parcours sécurisés. Le GEIQ permet  à des jeunes et à des demandeurs d’emploi, peu qualifiés, de se former à un métier pour un travail durable. C’est notre seul but : faire de l’insertion professionnelle durable et pérenne en entreprise.

Propos recueillis par Brigitte Simon

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